Associé, Raymond Chabot Grant Thornton
INVESTIR DANS LE FUTUR CAPITAL HUMAIN DU QUÉBEC
Notre population vieillit et décroît, et notre bassin de main-d’oeuvre se restreint. La future croissance économique du Québec requiert l’intégration d’un nombre important de nouveaux immigrants par année. Toutefois, en 2008, le Québec présentait l’écart le plus important au Canada entre le taux de chômage des immigrants (11,1 %) et celui de la population de souche du Québec (6,6 %).
Mettre en place une politique d’immigration durable, c’est investir dans le futur du Québec !
Il est temps que le Québec révise sa vision de l’immigration et qu’il revoit ses politiques et programmes afin de les axer sur un cadre « d’immigration durable ». L’immigration durable est fondée sur la rentabilité économique et sa réussite doit être mesurée en fonction de la croissance du PIB total et du PIB par habitant. L’immigration durable inclus un programme de trois étapes sur cinq ans et comprend : le recrutement et la sélection, l’intégration, et le suivi.
Recrutement et sélection
-
Le recrutement doit se transformer en une initiative mondiale qui vise à attirer les meilleurs candidats qui soient au Québec. Notre stratégie de recrutement doit être proactive. Nous devons déployer des missions pour recruter des immigrants dans des pays ciblés. Le recrutement devrait tenir compte des cycles économiques ainsi que des besoins de main-d’oeuvre.
-
L’admissibilité d’un candidat à l’immigration pour un visa d’entrée temporaire devrait être conditionnelle à, au moins, l’un des critères suivants :
- Un contrat de travail valide;
- L’admission et l’inscription à un établissement d’enseignement postsecondaire;
- Un capital minimum pouvant être investi sur le territoire du Québec.
-
Un programme d’intégration au moyen d’un partenariat public-privé (PPP) entre la province, la communauté des affaires, le milieu de l’enseignement et les ordres professionnels. Tout programme d’intégration doit assurer que les immigrants non résidents acquièrent une certaine compétence linguistique en français et que chaque immigrant est apte à obtenir un emploi proportionnel à sa formation, à ses compétences et à son expérience.
-
Entre l’arrivé et l’octroi du statut de résident permanent, les immigrants doivent, à la fois, être inscrits au programme d’intégration et apporter une contribution en tant que membres de la société, ce qui se traduit par le paiement d’impôts sur le revenu ou par l’inscription à un cours en tant qu’étudiant à temps plein. Les immigrants non résidents seront évalués et ceux qui ne se conforment pas aux exigences d’entrée verront leur permis d’entrée atteindre la date d’expiration.








